Damonx f 1.8

Nombre de messages: 1101 Age: 41 Date d'inscription: 16/11/2007
 | Sujet: "La vida loca" Ven 27 Nov 2009 - 18:30 | |
| Un documentaire mis très en avant de par la mort violente de son réalisateur : « La vida loca » de Christian Poveda ; et là encore, j’ai pas vraiment adhéré ; c’est le sujet qui m’a laissé froid. C’est un photoreporter d’origine espagnol dans les années 80 ; et se met à faire des documentaires télévisés dans les années 90. « La vida loca » est son premier doc à être visible au cinéma. Christian s’est intéressé beaucoup à l’Amérique latine, au San Salvador en particulier ; et depuis des années, il a pu ainsi se faire des contacts permettant ce film.
Car il traite des « Maras », des gangs de jeunes salvadoriens (sur le modèle des gangs de Los Angeles) qui se font la guerre entre eux. Christian suit les membres du gang « 18 ».
Sur la forme : un filmage au plus près de ce gang (130 portraits de ces membres qui disparaissent du casting au fur et à mesure) qui a accepté d’être filmé (et diffusé plus tard) au contraire de leur gang ennemis. Pas d’interventions visibles de Christian ; ne se montre pas, ne parle pas. On a parfois des membres parlant à la caméra : Christian a du leur poser une question qui ne sera pas à l’écran. Que filme-t-il ? Les activités de ces gangs : ils foutent pas grand-chose ; les obsèques nombreuses précédées de plusieurs bangs insinuant qu’ils sont morts de mort violente ; des gens autour des gangs (famille mais en même temps, faut que tout le monde soit dans ou avec le gang sinon…) ; des flics. Un filmage documentaire tellement omniprésent sur les membres du gang qu’il y a une influence manifeste pour montrer une importance que Je Conteste.
Puisque le sujet du film est de montrer ces jeunes criminels (car ils ne sont que ça) qui paraît –il souffriraient alors besoin d’un gang pour s’affirmer, pour se sentir exister : les conneries sociales qu’on entend habituellement alors qu’une petite dératisation suffirait. Bref,le sujet, je m’en contrebalance ; qu’ils crèvent et que cela émeuve le réalisateur qui vit auprès d’eux, je peux comprendre mais la restitution de l’émotion ne m’apparaît pas comme flagrante : ils ne sont Rien ; leur disparition n’a que peu d’importance. En même temps, les chiffres comparés à la population montre qu’ils sont un pourcentage ridicule ; ils se font une guerre pour les territoires, pour la came : on va pas les plaindre non plus ; c’est se foutre du monde. La vermine élimant la vermine reste encore et toujours la meilleure solution.
Des acteurs vrais puisque c’est eux même dans leur propre vie même si (et ça c’est mon côté critique : un documentaire n’est jamais réel, il ne fait que refabriquer le réel et j’ai senti des scènes « joués ». On connaît aussi le côté « caïd » qui se la joue mais j’ai toujours du mal à croire que la caméra n’affecte pas son environnement surtout avec un public qui a besoin de se valoriser.
Le film est fini, est visible alors que son auteur est mort depuis le 02 septembre 2009, tué par balles sur les lieux même de son tournage et durant un nouveau tournage. L’autre gang ? Le même gang ? J’aurais tendance à penser qu’on leur fait trop d’honneur.
Le film est assez encensé et je l’attendais fortement et comme vous le remarquez, j’en ressors fort déçu : la réalité reste pour moi toujours proscrite ; j’ai une préférence pour les films sur les gangs que l’on a pu voir ces dernières années ; une véritable émotion y était inscrite. Dans la réalité, ces acteurs se valent rien.
Bon film !!! |
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